La Coupe de France offre de magnifiques opportunités pour se rendre dans des villes méconnues de notre cher pays. Ce sera le cas pour les 32e de finale de l’épreuve, le Paris Saint-Germain ira défier Montluçon sur ses terres (ou presque). Située en région Auvergne, la ville est la plus peuplée du département de l’Allier (03) sans en être néanmoins la préfecture, ni même la sous-préfecture. 320 kilomètres et 3h15 de trajet par autoroute sont nécessaires pour rejoindre la cité montluçonnaise depuis Paris.
L’économie de Montluçon se concentre surtout autour des pneumatiques (Dunlop) ou de l’électronique (Sagem) ; la mutation des activités de la ville a eu d’importantes répercussions sur le nombre d’habitants qui s’est écroulé, passant de près de 60 000 à 40 000 en 40 ans. Le château des Ducs de Bourbon, transformé en musée des musiques populaires, un vaste patrimoine religieux, des espaces verts caractérisent cette cité.
L’Étoile des sports montluçonnais.
Créé en 1934, le club de football de Montluçon a longtemps évolué en CFA2 avant d’accéder au CFA en 2005. Pensionnaire du groupe C, l’EDSM réalise pour le moment une bonne saison en pointant dans la partie haute du classement. Les Montluçonnais jouent habituellement dans le stade Dunlop (2900 places), une enceinte qui n’a pas été habilitée pour recevoir le PSG. En toute logique, la confrontation avec le Paris SG est une chance pour le club et la ville d’être mis sous le feu des projecteurs, même si la rencontre aura lieu à Clermont-Ferrand (63). On nage bel et bien dans le charme de la Coupe de France.
L’humiliation auvergnate de 1997.
Les Parisiens devront naturellement se méfier des joueurs montluçonnais qui seront hyper motivés à l’idée de défier un grand club de L1. D’autant que l’Auvergne rappelle un vraiment sale souvenir : 1997, le PSG se déplace à Clermont-Ferrand qui évoluait alors en national 2, l’équivalent du CFA aujourd’hui. Les coéquipiers de Guérin mènent tranquillement 4-1 à la 68e minute avant que tout ne s’écroule. Les amateurs parviennent, dans un stade en délire, à planter trois buts à Bernard Lama pour égaliser à 4-4 et arracher les prolongations, qui ne donneront rien. La séance de tirs au but vire au cauchemar, un certain Paul Le Guen ratant son essai, tout comme Vincent Guérin, et l’équipe de Ricardo est éliminée. Expérience à ne surtout pas revivre en 2009.



