Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas au PSG. Après une semaine euphorique ponctuée par la victoire sur Lyon, les Parisiens concèdent ce dimanche leur sixième défaite de la saison à Rennes (1-0), après s’être englués mercredi en coupe UEFA face à Santander. Le Paris Saint-Germain se retrouve sixième du championnat et confirme son irrégularité.
Le stade de la Route de Lorient affiche complet pour ce match de gala de la 16e journée du championnat. Avant le coup d’envoi, la poignée de main entre Paul Le Guen et Guy Lacombe reste protocolaire et peu chaleureuse. Sessegnon déclenche le premier tir de la partie dès la 17e seconde ; le décor est planté, les Parisiens montrent d’emblée leurs bonnes intentions. Sessegnon (4e), Rothen (8e) témoignent de la bonne entame de match des Parisiens. Rennes se montre enfin dangereux : à la 9e, c’est le bourreau de Lyon, Mickaël Pagis, qui déclenche une bonne frappe, imité par Lemoine à la 17e. La partie s’équilibre et les occasions se raréfient. Le Stade Rennais s’en remet à son homme providentiel, Pagis, pour se créer une énorme opportunité : à l’entrée de la surface, l’ancien Marseillais déclenche une splendide frappe que Landreau détourne du bout des gants sur la transversale (25e). Le match tombe dans un rythme de plus en plus lent, voire soporifique. Il faut attendre la 34e et voir Pagis plonger dans la surface de réparation pour réveiller le public breton ; Saïd Ennjimi, l’arbitre de la rencontre, ne se fait pas surprendre et ne bronche pas. C’est encore l’homme en noir qui assure le spectacle à la 38e en réalisant une belle glissade. Les minutes défilent et les Parisiens ne se créent plus aucune occasion. Claude Makelele, qui s’était pourtant assagi, récolte le premier carton jaune du match à la 41e, offrant du même coup un bon coup franc direct à Leroy qui envoie le ballon dans le ciel rennais. L’attaque parisienne s’active soudainement, deux minutes avant la pause, Giuly dévissant une frappe sur le côté gauche. Le match se déloque à la 45e : Bruno Cheyrou marque un but des vingt-cinq mètres et Landreau, masqué, ne peut que constater les dégâts.
Rennes 1-0 PSG, Bruno Cheyrou 45e
Dans le temps additionnel, les Parisiens se montrent plus présents devant le but rennais par Sessegnon et Rothen, en vain. La seconde mi-temps repart sur un rythme plus élevé, chaque équipe essayant tour à tour de lancer des offensives. Rothen contraint le portier rennais, Nicolas Douchez, à un à bel arrêt (52e). Sessegnon cède sa place à Kezman (55e) juste après qu’un ballon ait dangereusement traîné dans la surface parisienne. Sur une passe de Rothen (58e), Hoarau rate un ballon qui ne demandait qu’à être poussé dans le but des rouge et noir. La partie s’anime franchement : Landreau arrête une tête de Leroy (62e) avant que Kezman ne vendange un excellent ballon d’attaque (63e) puis oblige Douchez à se déployer (66e). Une minute plus tard, les Parisiens, par l’intermédiaire d’Armand, se montrent à nouveau dangereux mais inefficaces. Rennes montre enfin le bout de son nez par Danzé à la 75e mais son tir flirte avec le poteau gauche de Landreau. Le match se ferme peu à peu, les Parisiens s’essoufflant et les Rennais s’agglutinant en défense. Paul Le Guen peut légitimement s’agacer sur le banc de touche, son équipe, malgré de bonnes intentions et de nouveaux entrants (Luyindula 73e, Pancrate 79e), est totalement impuissante : Hoarau rate un excellent ballon (82e) tandis que les onze corners obtenus au cours du match n’auront servi à rien. Les Bretons ne touchent plus un ballon et attendent tranquillement la fin de la partie dans un stade curieusement endormi malgré l’enjeu, la deuxième place du championnat. Histoire d’accentuer les regrets, Rothen échoue encore dans les arrêts de jeu.
Face à la deuxième défense du championnat, le PSG ne parviendra pas à faire mouche ; pourtant il y avait largement la place de marquer. Ce n’est sans doute pas un hasard si le bilan offensif du PSG est bloqué à dix-sept buts en seize matchs. Le PSG a cruellement manqué d’efficacité devant une équipe bretonne, certes peu convaincante, mais réaliste.




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… le guen …