La joie de la très belle qualification en UEFA aux dépens de Wolfsburg aura été de courte durée. A peine le match terminé, on a appris que la commission de discipline avait rendu son verdict sur les cas Claude Makélélé et Stéphane Sessegnon. Résultat, 2 matchs de suspension pour le premier cité et 3 pour le Béninois !
Franchement ça a de quoi laisser dubitatif comme sanctions. Certains disent que c’est un moindre mal car Sessegnon aurait pu prendre 6 matchs et Maké 3. Hé ben, heureusement qu’aucun stéphanois n’a été blessé par un des deux parisiens car je n’ose pas imaginer la sanction dans ce cas.
Prenons les cas séparement :
La sanction à l’encontre de Makélélé est totalement excessive pour un tacle qui n’a été sanctionné que d’un carton jaune durant la rencontre. Certes le tacle était super dangereux et aurait pu blesser le joueur adverse, il n’y a pas de débat là dessus. Mais le problème résulte sur le fond. Car si on commence à revenir sur tous les tacles dans les matchs où l’arbitre n’a pas sorti la bonne couleur de carton on n’est pas couché. Chaque week-end des décisions litigieuses sont prises par les arbitres. Alors dans ce cas, c’est soit on refait tous les matchs, soit aucun. Paris ne doit pas, encore une fois, faire exception à la règle. La sanction à l’encontre de notre capitaine ressemble donc à une nouvelle propagande anti-parisienne de la part de la Ligue et de leurs chers copains de la commission de discipline. Et que dire du cas Sessegnon…
Comme un exemple ne suffit pas, autant en rajouter un deuxième sur notre artiste du milieu de terrain. Le numéro 10 du PSG écope lui de 3 matchs de suspension pour un mini coup de tête sur le prochain nominé aux Oscars, Blaise Matuidi. La sanction est d’autant plus lourde que Sessegnon ratera donc, contrairement à Maké, le choc contre Marseille le 15 mars prochain. On en vient même à se demander s’il n’aurait pas mieux valu que le Béninois soit directement exclu lors du match contre Saint-Etienne. A coup sûr l’affaire n’aurait pas fait les choux gras des journaux et il n’aurait écopé au pire que deux matchs. Autre fait marquant à l’encontre du club parisien, c’est que les instances du foot préfèrent se servir de la vidéo pour jouer au Père fouettard plutôt que de rendre justice au jeu. Je m’explique. Le même Stéphane Sessegnon avait inscrit contre Valenciennes un but valable mais refusé car non vu par les arbitres. La justice n’a pourtant pas été rétablie bien que la vidéo prouvait que l’arbitre s’était trompé et que le PSG devait donc gagner ce jour-là. Par contre lorsqu’il s’agit de sanctionner un joueur grâce à la vidéo il y a preneur…



